La diminution de la population canine en France a été progressive depuis une douzaine d'année. Ce sont plusieurs raisons,
La raison n°1 : L'habitat
Un virage a été pris au début des années 2000 quant aux logements, ce sont la construction de logements collectifs en masse au lieu des lotissements de maison individuelles de la décennie précédente. L'urbanisation des villes a produit une réduction des espaces verts, des logements plus petits et plus concentrés. La concentration des logements a causé des troubles, et de l'insécurité.
L'évolution de la société n'a pas pris en compte les besoins des chiens pourtant inscrit dans les textes de loi d'il y a une cinquantaine d'année. Le seul endroit où les chiens sont invités à utiliser à la différence de ce qui est prévu dans ces textes de loi, est dans le caniveau. Pourtant cet endroit, c'est là où débute un cour d'eau, que du bitume pour marcher, les pots d'échappement pour respirer...La ville urbanisée est hostile aux chiens. Un chien dans la ville, est-ce encore possible pour les parents d'animaux ? Depuis 2022, une opération reconnait et défend la place du chien dans nos quotidiens, la place du chien en ville, un label public pour soutenir un secteur économique bien avant les chiens et leurs parents.
Raison n°2 : La disponibilité
Le temps de trajet jusqu'au travail s'allonge car, il est difficile de trouver à se loger dans la ville de l'emploi, à cause du manque de possibilité et de coût du loyer. Ces rythmes de travail intenses ne correspondent pas pour s'occuper correctement d'un chien ; Qui de surplus après la très longue journée, les sorties du chien par tous les temps météorologiques ou pas sont nécessaires dans un environnement inadapté aux chiens, la fatigue est bien présente.
Alors que pendant le confinement, le télé-travail avait bénéficié aux chiens et à l'épanouissement des travailleurs. Cette période avait marqué une hausse du nombre de chien. Une brève augmentation montrant qu'une meilleure organisation du travail, plus de disponibilité est bénéfique à l'économie et aux chiens.
Raison n°3 : Le coût de la vie quotidienne
L'un des freins à la possession d'un chien est le coût. Le budget global a fortement augmenté ces dernières années avec l'inflation, les hausses de l'énergie...Le prix de l'alimentation a été multiplié en moins de 5 ans, ce qui rend difficile le premier budget des foyers français, dont le pouvoir d'achat des familles est déjà impacté dans plusieurs domaines : Un pouvoir d'achat en baisse, des acquisitions et des adoptions sont en déclins.
En temps de crise, les foyers préférent une alimentation de qualité, le fait-maison est de retour dans la gamelle du chien pour être sûr de la qualité des ingrédients. Une alternative à la cuisine maison, est des plats cuisinés pour votre chien.
L'inflation générale concerne l'alimentation, les accessoires, les assurances, les tarifs vétérinaires...Tout augmente. Les soins vétérinaires sont beaucoup plus coûteux. La hausse des tarifs vétérinaires sont au centre d'un audit comme dans d'autres pays.
Pour de nombreux foyers accueillir un chien devient un engagement financier difficile à assumer surtout avec ces hausses continuelles et de menace de taxe sur les chiens.
Raison n°4 : Moins d'offre de chiot
Les changements dans l'élevage influencent les chiffres, la disparition des tous petits naisseurs a réduit l'offre de chiot. Les politiques encadrant la pratique de l'élevage canin en France depuis 2014, 2016, 2021...Ont leurs effets. Les normes plus strictes, les stérilisations fréquentes...Ce sont moins de chiots nés en France.
Moins de chiot sur le marché français, c'est plus d'importation de chiot. Les français sont plus regardant, plus sensibilisés à cause des chiens. Ils sont nombreux à ne pas cautionner certaines pratiques d'élevage intensif où la chienne reproduit tous les ans, parfois deux fois par an.
Raison n°5 : Une meilleure prise de conscience des besoins du chien
Les futurs adoptants (en élevage ou en refuge) sont plus informés sur les besoins réels du chien. Ils comprennent le temps disponible, les activités à pratiquer tant physique que mentale, des coûts...Ils prennent leurs temps pour éviter les adoptions impulsives et préférent être prêts. Cette prise de conscience réduit les abandons de chien mais réduit la population canine en France.
La chute de la population française de chien n'est pas due à un désamour du chien, mais à une profonde évolution de l'environnement urbain, des modes de vie, des budgets, des mentalités...Les chiens sont toujours aimés en France.
Les Français ont besoin d'être rassuré sur leur avenir, il est nécessaire de redonner du pouvoir d'achat aux propriétaires de chiens en France, d'inciter par des aides à la possesion d'un chien, et de continuer les efforts pour répondre aux besoins des chiens dans les villes urbanisées quant à la place des chiens dans les villes françaises, de protéger la place des chiens par de nouveaux textes de loi contre un voisinage malveillant par exemple. Osons pour eux !
La densité de la population éloigne de la solidarité