Grâce à la transparence des données publiées chaque année par la Société Centrale Canine (SCC), un constat du nombre de naissances de chiots de race connaît une baisse depuis 2022.
Les chiffres sont ceux-ci :
En 2022, 258 110 chiots au LOF
En 2023, une baisse de 11 % soit - 28 853 chiots par rapport à 2022, 229 257 chiots au LOF
En 2024, une baisse de -10,20 % soit - 23 313 chiots par rapport à 2023, 205 994 chiots au LOF
En 2025, une baisse de -3 % soit -6 245 chiots par rapport à 2024, 199 699 chiots au LOF
Pourquoi cette baisse ?
Pourquoi la population canine a baissé en France ? Les facteurs de la baisse progressive du nombre de naissance de chiots de race s'expliquent par :
Le changement des mentalités des familles, plus sensibilisées au bien-être, le chien n'est plus un objet ou une chose. Les familles prennent le temps de la recherche, ce qui réduit les achats impulsifs. Les familles sont à la recherche du nouveau membre à part entière de la famille au sens large, loin du besoin de sécurité qui est rempli par la domotique, celle-ci assure confort et sécurité de la famille. La place du chien quant à lui a le rôle plus central d'acteur social et affectif. Notre part d'humanité se reflète par la raced de chien tenu en laisse.
En 2025 pour la première fois la race de chien Golden Retriever est à la première place du podium des naissances, une race de chien dont les futurs adoptants recherchent le "vrai Golden" c'est-à-dire la sécurité dans le tempérament, la morphologie, la santé. Alors, ces futurs acquéreurs vont dans le LOF car l'épigénétique est très important. Le Golden Retriever au top 1 des races de chien au nombre de naissance a fait basculer la population canine de race en France de 15 % à 30 % en une année.
Des futurs adoptants (adopter, c'est rajouter un membre de la famille non issu de la descendance génétique), sont pllus regardant aux conditions d'élevage. Certaines pratiques d'élevage ne sont pas cautionnées comme une chienne donnant naissance toutes les années et souvent deux fois par an.
Le professionnalisation de l'élevage canin
Les toutes petites structures d'élevage ont disparu consécutives aux différents textes de loi encadrant l'élevage, l'élevage loisirs a fait place à une activité économique : Engendrant une baisse de disponibilité de chiot.
Moins de chiots de race naissent chaque année.
L'inflation et le coût de la vie
La baisse de l'offre (moins de chiot disponible) augmente le prix des chiots, le coût d'achat a été doublé, triplé en 3 ans. Reportant l'adoption du nouveau membre de la famille.
Une baisse de chiots causant une hausse des tarifs vétérinaires, moins de chiots, moins de portée suivies...Moins de chien en clientèle pour l'ensemble des établissements vétérinaires non partenaires auprès d'éleveur professionnel.
Une baisse de chiots qui cause une hausse des tarifs de l'alimentation (croquettes, pâtées...) à cause des charges dont ceux de l'énergie.
Toutes ces hausses du coût, limitent les adoptions chez un éleveur ou dans un refuge de chien adulte. Les familles deviennent plus exigeantes sur la santé, l'éthique en élevage, le comportement. Les familles veulent des chiots sociables, bien socialisés...Qu'ils soient plus adaptés à une vie citadine, plus facile à vivre puisqu'un chien va partager tous les moments de vie de ses futurs parents.
Une baisse de chiots qui se répercute sur l'économie du pays, comment concilier élevages transparents et éthiques, garantissant la santé, l'épigénétique...Aux normes actuelles ? C'est un défi à relever. Cette diminution du nombre de naissance de chiots de race en France est la conséquence d'une évolution des mentalités reflètant une volonté, une conscience, une sensibilisation du public à la cause des chiens, amorçant un avenir plus sain pour les chiens de race, les chiens dans notre société. Un avenir à guider en redonnant du pouvoir d'achat, une meilleure protection légale du chien en défendant la place du chien de famille au quotidien face aux courants abus, contre les voisins malveillants...Validant plus d'humanité pour ces êtres exceptionnels.